Des projets numériques pour le développement en Afrique

L’Afrique semble en voie pour réussir son pari sur le développement mais une questions subsiste : comment l’Afrique pourrait dynamiser son agriculture ? Avec un regard critique et la connaissances du terrain, le groupe a essayé de déterminer les enjeux à traiter en Afrique et des suggestions de solutions digitales.

PISTE 1 : La création de valeur ajouté sur place

« Toutes nos productions partent à l’état brut. Les politiques doivent s’impliquer pour que le produit ne parte pas à l’état brut. Il faut davantage de transformation, il y a trop peu d’industrie donc peu de valeur ajoutée. Les filières sont abandonnées ou non construites.” explique Christiane Coulibaly, représentante de l’appui aux Filières Agro-Sylvo Pastorales (PAFAST) et entrepreneure au Burkina Faso.

De nombreuses applications existent pour mettre en relation les productions, transformateurs et exportateurs (notamment des market places), mais elles sont rarement destinées à l’accompagnement de gain de valeur ajoutée. Avec le soutien de l’Etat et un réseau fonctionnel d’acteurs, des solutions numériques de logistique et de communication entre les intermédiaires de la chaîne de production sont envisageables. Cela permettrait la création et le développement de filières agroalimentaires organisées, engendrant ainsi de la valeur ajouté et de l’emploi sur place. Les producteurs qui doivent fréquemment s’adapter aux prix imposés des exportateurs étranger pourraient enfin négocier une juste rémunération de leur travail.

 

PISTE 2 : Le numérique au service des jeunes générations

“Il faut donner de l’importance à ceux qui se développent, qui réussissent pour que les autres s’en inspirent. Il faut faire un partage d’expérience.” appuie Marie Allaire-Leydier, membre et trésorière de l’AFDI.

La force majeur de l’Afrique réside dans la jeune génération qui désire réellement construire un avenir en agriculture. En leur apportant des outils numériques qui les accompagneront au mieux dans leur projet et en développant l’entrepreneuriat, ils pourraient générer plus de valeur ajouté.

Le numérique permettrait la transmission écrite du savoir-faire de génération en génération sans déperdition. Bien que de plus en plus d’école soient créées, les formations sont principalement technique.  En donnant accès au savoir-faire des agriculteurs déjà installés, les jeunes entrepreneurs n’auraient plus la nécessité à faire sous-traiter. Pour les étudiants diplômés qui sont ensuite livrés à eux-mêmes auprès d’entreprises qui emploient sont peu nombreuses,  ils seraient en capacité de faire valoir leurs pratiques.

 

PISTE 3 : Le numérique au service de l’emploi

“Le développement des jeunes agriculteurs, des entrepreneurs agricoles et digitaux permettraient de créer des entreprises qui créent des emplois. “ – Ken Lohento,  représentant de l’organisation CTA.

En Afrique, les activités commerciales sont concentrés dans les grandes villes engendrant un phénomène de désertion des campagnes. Pour les agriculteurs qui y restent, les points de vente et d’échanges sont à plusieurs heures de route.  Ici, l’enjeu est de fixer les populations dans les campagnes. En mettant en place des dispositif d’accompagnement comme l’installation photovoltaïque pour amener l’eau dans les vergers sans avoir besoin d’électricité leur permettraient d’acquérir une autonomie à développer. La construction d’une économie collective grâce à la communication numérique permettrait la création d’un réseau d’acteurs agricoles produisant différents produits complémentaire. En se regroupant, ils pourraient répondre à des appels d’offre de taille et leur éviteraient d’être dépendant des villes.

L’Afrique est plein d’opportunité et de potentiel mais à besoin de se développer à travers l’échange et la discussion. Le numérique peut servir à mettre en place une économie collective où les producteurs et les différents acteurs de l’agriculture seraient interconnectés pour mettre en place des filières. Le numérique ne remplacerait pas le lien social et l’humain, il favoriserait le partage et la construction commune de projets

PARTICIPANTS

Eloise Stancioff Amadou Tidiane Sow
Journaliste/Communicant sur
les Questions Agricoles
Gladys André-Mazeaud
Jump for Africa
Ken Lohento
CTA
Christiane Coulibaly
Représentante de Filières
Agro-Sylvo Pastorales (PAFAST)
et entrepreneure au Burkina Faso.
Marie Allaire-Leydier
Membre et trésorière de l’AFDI