Une formation attrayante pour installer demain en agriculture

De plus en plus de jeunes issus des milieux urbains s’engagent dans une formation agricole suite à leur intérêt pour la préservation de l’environnement. Par an, presque 150 000 élèves sont inscrits dans l’enseignement agricole. Les jeunes attirés par les métiers de l’agriculture souhaitent exercer un métier en étant en contact avec la nature et le monde du vivant. Mais aussi parce qu’ils comprennent que le secteur se modernise et les opportunités professionnelles se diversifient.

Piste 1 : Moins de théorique, plus de pratique

Plusieurs moyens doivent être mis en oeuvre lors de la formation pour faciliter son installation. Les élèves se retrouvent généralement sur le terrain en ayant peu d’expérience. Il faut donc mettre à leur disposition des moyens de mise en situation pour qu’ils gagnent en assurance. Les cas concrets sont un bon entraînement de mise en situation pour se préparer au quotidien sur le terrain. Pourquoi ne pas distribuer aux élèves des études de cas comme une analyse économique ou composition économique ? Les visites en exploitations sont à préconiser pour former les jeunes sur le terrain durant leurs études.

La pratique est donc à préconiser, plus que les cours théoriques. C’est aussi un bon moyen de passer de l’analyse du terrain à des propositions concrètes de solutions. De plus, nombreux sont ceux qui se sentent peu à l’aise avec les nouvelles technologies. L’idéal serait d’avoir des cours pour apprendre à les maîtriser, par exemple, ce serait donné l’occasion aux élèves de comprendre dématérialisation des prêts.
Lors de la formation, les jeunes agriculteurs apprennent les différents domaines de l’agriculture, seulement, certaines matières sont survolés. Ceci les empêchent donc d’en savoir plus. Afin de rendre les cours plus attrayants, des options peuvent être créées pour différencier chaque spécialité, par exemple, un cours de zootechnique peut être ajouté concernant l’enseignement de toutes les productions et des spécialités. Le jeune en formation comprendra plus clairement le contenu de son cours et pourra s’intéresser à cette matière de manière plus approfondie.

Piste 2 : Avoir un bon réseau pour assurer son avenir

La construction d’un réseau est essentielle pour trouver des stages, un poste ou en proposer. Par exemple, la plateforme Jeunes agriculteurs aident les élèves dans le domaine de l’agriculture à se former un réseau et accéder au monde du travail. Celui-ci peut évoluer au sein de l’établissement de formation en invitant des intervenants experts à échanger avec les élèves ou bien, en incitant les agriculteurs à venir témoigner.


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Piste 3 : La peur de s’installer

Le monde agricole ne représente plus que 2,5 % de la population. Ceci est lié à de nombreuses réticences face à l’installation. En effet, tenir une exploitation demande beaucoup de temps à consacrer à son travail. Le métier d’agriculteur est généralement vu comme étant en inadéquation avec la vie de famille, les vacances ou le temps libre. Nombreux sont les agriculteurs victimes d’un épuisement moral et physique. Les jeunes en formation ont donc besoin d’être rassurés afin de savoir gérer ce genre d’aléas.

L’échange avec des professionnels leur permettrait :

  • de savoir calculer le temps de travail nécessaire sur une exploitation
  • d’avoir un apport sur les ressources humaines, d’apprendre à déléguer le travail et surtout,
  • d’apprendre à s’organiser pour obtenir du temps libre.

De plus, s’installer en agriculture demande de grandes responsabilités et donc beaucoup de maturité. Cela s’acquiert à travers des stages permettant à l’élève d’accompagner son maître de stage et ainsi, d’obtenir une expérience de salariés.

Les coûts d’une installation effraient beaucoup de futurs agriculteurs. En effet, un jeune doit avoir une approche économique pour répondre à la question de la rentabilité. Pour cela, les cours doivent être axés sur des évaluations d’exploitation, la comparaison de systèmes et la maîtrises des charges. La reprise ou l’achat de matériel sont aussi prendre en compte. En effet, les jeunes agriculteurs doivent savoir calculer les coût de mécanisation et connaître les solutions pour diminuer ces charges. Il faut donc être stratège et s’intéresser à la comptabilité et l’économie. Un agriculteur est donc polyvalent, ce qui peut réfracter certaines personnes.


L’agriculteur de demain est un chef d’entreprise qui a des compétences techniques pointues dans plusieurs domaines. Il utilise des machines agricoles avec une technologie informatique embarquée pour gérer sa production. Les jeunes et futurs agriculteurs réclament donc plus de temps consacré aux visites, allongé le BTS sur 3 ans, et réduire les exigences en BAC professionnel. Ils accentuent le fait que la formation demande un grand travail sur soi-même. En effet, pour mieux communiquer, il faut se connaître soi-même.

PARTICIPANTS

Thierry Bailliet
Startupeur? Agriculteur d’aujourd’hui

Thomas Renard

AS44
Groupe d’élèves
Lycée Les Etablières (La Roche-Sur-Yon)